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Sardaigne - Ozieri à Cala Gonone

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On continue notre voyage à travers la Sardaigne. Après une douce nuit au bord du lac de Coghinas, nous remballons nos affaires et prenons la direction de Cala Gonone où j'ai vu qu'il y aurait des grottes à visiter. 

Nous profitons des paysages vallonnés et admirons la diversité Sarde : il y a une agriculture variée, qui semble se rapprocher de la polyculture (ils font par exemple les foins dans leurs oliveraies, chose que je ne vois jamais en France, ni même en Corse), l'industrie existe et notamment l'exploitation du fameux liège. Nous ne voyons guère de gaspillage d'eau sur cette île qui compose depuis le début de son histoire avec les sécheresses estivales. 
Mais je crois que ce qui nous frappe le plus, c'est l'omniprésence des éoliennes : la moindre crête en est hérissée. Clairement, encore une fois, on a des leçons à prendre sur les Sardes.

En chemin, nous nous arrêtons quelques instants à Ozieri, petite bourgade installée à flanc de colline, en amphi…

Leur bonheur avant tout

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Il nous a dit : "Moi, je suis amoureux d'Alexandre, et de Noël, et de Lise, ..." Ce n'était pas très sélectif. Il y avait plus de garçons que de filles mais quand dans une classe, il y a 2 filles et 13 garçons, c'est normal. Et ça ressemblait plus à la liste de ses amis qu'autre chose.
Quelques semaines plus tard, il nous a affirmé qu'il se marierait avec Alexandre ... Entre-temps, il réclamait que je lui fasse une robe, comme à sa sœur. Il met désormais son kilt tous les soirs. Mais je n'ai pas osé lui faire une robe.
Au début, je trouvais ça mignon, et amusant. Et puis, je me disais aussi que nous faisions bien notre travail. Que notre fils avait intégré à 4 ans qu'il pouvait être amoureux de la personne qu'il voulait, garçon ou fille. Et vue l'absence de réaction de sa sœur à toutes ses affirmations, nous faisions vraiment bien notre travail : ils l'ont tous les deux intégré.
C'est formidable. Et bien entendu, tout ce qui compt…

Et le temps qui passe. Et le temps qui court

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Hier encore, la petite des voisins était au chaud dans le ventre de sa mère. Hier encore, mon Catboy me faisait éclater à jamais le ventre. Hier encore, je pestais contre ce satané voisin qui nous réveillait Batgirl toutes les 2h et je lui préparais un cadeau spécial pour sa prochaine nuit de beuverie.
Demain, la petite des voisins fera sa rentrée en maternelle. Demain, Catboy entamera sa dernière ligne droite de maternelle supérieure. Demain, ma Batgirl attaquera sa dernière "relation" avec un maitre : 3 ans avec le même instituteur, dernière ligne droite avant le collège. Où sont passées toutes ces années ?
Début mai, dépités, nous reculions notre date de départ en vacances. Le 9 juillet nous semblait si loin. Comment allions-nous tenir jusque là ? Je n'ai pas vu le temps passer. Comment vais-je faire tenir tout ce que je veux dans les quelques minutes qui me restent ?
J'ai procrastiné en beauté et tant de choses à faire. Du travail et du terrain. Préparer les vaca…

Nuits d'été

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L'été est arrivé. Ce n'est pas dans mes habitudes de me plaindre de la météo, sauf quand il pleut depuis ... au moins ... 2 jours ... Mais bon, la pluie, je ne sais plus de quand date la dernière fois que nous l'avons vue. Un mois ? Plus ? Un petit peu moins ? Ah oui, il est tombé 3 gouttes dimanche qui n'ont même pas réussi à coller la poussière.
Bref, l'été est là et il ne pleut pas. Je n'ai donc aucune raison de râler.
La chaleur ? J'ai choisi de vivre en Corse, alors tu imagines bien que la chaleur est mon amie. D'autant plus quand je vois les températures que nous avons en ce moment et que l'ensemble du Pays Ami se tape ... On sortirait presque la doudoune. La canicule, ce n'est pas pour nous. Mais rassurez-vous : quand l'épisode se terminera sur le Continent, nous les températures resteront là et continueront tranquillement à monter, doucement mais sûrement.
Tant qu'il reste un peu d'air la nuit, pour rafraichir la maison, ça …

Sardaigne - Costa Smeralda au lac de Coghinas

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Depuis le temps que nous vivons sur l'île, nous n'avons jamais mis les pieds en Sardaigne. N'y voyez aucun chauvinisme mal placé, nous en avons entendu beaucoup de bien. Mais nous n'avons jamais mis les pieds en Sardaigne. Quelle hérésie, les copines qui vivent à Paris ou Perpignan y vont et nous, non ... Je ne sais pas pourquoi, en fait, nous n'avons pas franchi le pas. Sauf qu'à force de voir passer des supers photos, des articles ravis, l'envie a commencé à nous titiller. Surtout qu'il paraît qu'une compagnie maritime ouvre des liaisons entre les deux îles. Alors on regarde, on étudie la chose. On râle sur les prix pratiqués et les jours des liaisons, qui ne sont pas pratiques hors saison. Et puis finalement, on voit que sur Bonifacio, il y a des rotations toutes les heures.
On attend d'être sûrs de la météo et une semaine avant la date retenue, on réserve nos billets de bateau (non, on n'a pas une préférence manifeste pour le bateau, ju…

Ces tout petits riens

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Je dois t'avouer que la semaine dernière, ce n'était pas la grande forme, en grande partie à cause de mon travail qui me bouffait les nerfs. Vendredi midi, j'ai commencé à écrire un article pour me libérer délivrer. Et puis, je l'ai laissé en plan, au milieu d'une phrase et je suis sortie m'acheter à manger. Mais comme je n'avais pas vraiment faim, j'ai commencé par marcher, me promener et j'ai eu la chique idée de faire les boutiques. Dans la première, j'ai trouvé trois vêtements qui me plaisaient, je suis allée les essayer et j'ai failli éclater en sanglots en me voyant dans le miroir. Deux minutes avant, je scrutais mon ventre et me disais qu'il n'était pas si moche (et surtout gros) que cela mais une fois les habits (qui me plaisaient énormément) enfilés, rien n'allait. Je maudissais les articles qui n'en finissent pas de nous dire de nous assumer. J'enviais ma copine Mowgouaille qui se lance dans le blog mode et pos…

Un couteau dans le dos, ça pique

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L'entretien avait commencé depuis un bon moment déjà quand elle s'est posée, m'a regardée et m'a dit :
"Ça a pris de nombreuses années, tout ça, il y en a eu des contre-temps. Vous ne vous êtes jamais découragée ? Vous n'en avez jamais eu marre ?"
En souriant, je lui ai montré mon parcours, les concours passés tout au long de ces 10 dernières années et notamment un, datant de 2012, qui semble si anachronique au milieu de tous les autres :
"Si, j'en ai eu marre et en 2012, j'ai passé le concours de professeure des écoles".
Ce jour-là, j'allais bien. Ce jour-là, j'étais optimiste et je pensais avoir appris de ces années, ces "échecs", ces contre-temps. Ce jour-là, j'avais encore en tête une des maximes de mon précédent chef de service, vieux routard de l'administration française : "ça ne sert à rien de ruer dans les brancards, de s'énerver, ça viendra quand ça viendra". Je résume le propos et forcis …