jeudi 23 mars 2017

L'envers du décor - Insta'Corse #5

Cet appareil photo a un problème : il ne fait que des flous plus ou moins artistiques et plutôt plus que moins, d'ailleurs. Le problème, c'est que je ne l'utilise pas pour l'art ou alors l'art du travail bien fait.

Alors, quel ne fut pas le choc, l'autre jour de découvrir que s'il refuse obstinément de faire un cliché potable de paysage ou même de station d'épuration, il fait des photos sous-marines juste parfaites ...

L'envers du décor vous présente aujourd'hui, la grande île des Lavezzi, sous l'eau. Heureusement que désormais je travaille aussi sur le milieu marin !



J'avais entamé il y a quelques mois un rendez-vous aléatoire, l'Insta'Corse. Des instantanés photos de mon île. Je crois qu'après une semaine chargé et en ces temps de doutes liés au changement de saison, il est temps de reprendre un peu avec ma première photo sous-marine ... La fréquence sera toujours aussi aléatoire ;-)

mercredi 22 mars 2017

Entre leurs mains - Suite

Cet article fait suite à celui de lundi : L'avenir entre les mains. Il explique ma colère car tout le monde ne vit pas en Corse et peu ont entendu parler des dernières âneries de nos dirigeants. Je vais donc vous expliquer ce qu'il s'est passé et ça me permettra de mettre des mots sur ma colère. 


Les faits. 
Dimanche soir, j'ai appris que le président de l'assemblée de Corse n'avait rien trouvé de mieux que de commander un questionnaire afin, dit-il, de mieux connaitre la diversité en Corse et les problèmes que peuvent rencontrer les élèves. C'est ce qu'il affirme. 

Ce questionnaire, sur plus de vingt pages, interroge sur de nombreuses choses mais surtout sur la langue parlée, le sentiment d'être français, corse, italien, sarde, arabe, etc. Il interroge aussi longuement sur la religion, les pratiques religieuses. 

Ce questionnaire est censé être anonyme. Mais quand on le regarde, il n'est nullement anonyme : la première question consiste à demander le prénom de l'enfant. Ensuite, on demande aussi ceux des parents et la ville ou le village. À partir de tout cela, sur une île de moins de 300 000 habitants, je pense qu'il est assez facile de faire des recoupements et de savoir qui a répondu quoi.

Ce questionnaire a été réalisé par l'ESPE de Corse, le descendant de l'IUFM, l'organisme chargé de la formation des enseignants. Le rectorat a donné son accord pour sa diffusion auprès des enfants de 8 à 16 ans afin que ceux-ci y répondent. Et aux dernières nouvelles, sa diffusion et son remplissage devaient entrer dans l'évaluation des professeurs stagiaires. 

Je crois que j'ai fait le tour des faits. Je peux en oublier mais l'essentiel de ce que je sais est là. J'avoue que je ne me tiens pas au courant de tout parce-que dès que je m'intéresse à la chose, je monte dans les tours, la moutarde me monte au nez ... 


Les raisons de ma colère. 
Elles sont nombreuses et je ne sais pas par quoi commencer.

Je suis en colère parce-que ce torchon fait fi du principe de laïcité dans les écoles de la République. Il questionne des enfants de primaire sur leur religion et leur pratique religieuse.

Ce torchon peut clairement permettre de collecter des données privées et sensibles. Je vais reprendre le communiqué de la Ligue des Droits de l'Homme sur le sujet car il exprime clairement certaines choses à ce sujet: "Mesurer la diversité et les discriminations nécessite de s’interroger sur des données sensibles puis d’opérer un traitement de ces données qui n’aboutisse pas à assigner chacun à une identité définitive et réductrice uniquement liée à l’existence de communautés arbitrairement définies. Le processus de construction de l’identité est un processus évolutif".

Hors, là, on en est loin, très loin même. Comme je l'ai dit plus haut, l'anonymat est loin d'être préservé et cela peut permettre de collecter des données sur les enfants. Et quand de mauvaises mains s'emparent de ce genre de données, on ne sait jamais jusqu'où cela peut aller. L'histoire nous l'a déja montré, malheureusement. Et, je suis désolée de dire ça, mais je ne considère pas les natios comme de bonnes mains. 

Une preuve ? Ce torchon.

Je suis en colère parce-qu'on s'en prend à des enfants. Je suis en colère aussi parce-que cette chose a été mise en place par l'ESPE et que ça en dit long sur l'enseignement qui est donné aux futurs professeurs, et notamment le respect des principes de la République et de la France en général. On se fout à priori allègrement du fait qu'on forme de futurs fonctionnaires français. Je suis en colère parce-qu'on s'en prend aux enseignants stagiaires, en mettant cette chose dans leur note finale. 

Je suis en colère parce-que le rectorat avait initialement donné son accord pour la diffusion de ce torchon. Il ne s'est rétracté que du fait de la polémique.

Je suis en colère parce-que je ne sais pas dans quelles conditions les enfants auraient eu à le remplir et si nous aurions en tant que parents été mis au courant et pu accompagner nos mômes.

Dans cette affaire, je ne vois que deux points positifs : les syndicats (surtout un) qui ont joué leur rôle à fond et ont empêché la diffusion de ce questionnaire mais aussi je suis contente de savoir que les enseignants de mes enfants ont de l'expérience et n'ont pas été formés par l'ESPE sur laquelle certaines formations politiques locales sont en train de mettre la main.

Voilà, j'ai écrit un pavé et je ne suis pas sûre d'avoir fait complètement le tour de la question, d'avoir énoncé toutes les raisons de ma colère. Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez aller lire Corse Matin et Le Monde (article ici).

lundi 20 mars 2017

L'avenir entre les mains


Elle s'appelle Batgirl et elle n'a pas huit ans. C'est une petite fille sans histoires. Elle va à l'école, y apprend à lire, écrire, compter et parler français. 

Elle corrige les fautes d'orthographe dans ses livres. Elle apprend les tables de multiplication. Elle a des contrôles, se réjouit quand elle a 20 et que Nino n'a que 19 ou quand elle a un contrôle de lecture sur "La princesse qui n'aimait pas les princes". 

Ses amis s'appellent Agathe, Ghiulia, Nino ou Petru. Ils n'ont pas de nationalité ni de religion. Elle a ses grands-parents en France tandis que ceux de Chiara vivent en Sardaigne. Et d'ailleurs, le week-end dernier, elle a vu la Sardaigne de l'autre côté de la mer. Elle était contente.

Dieu n'existe pas mais elle sait que d'autres y croient et qu'elle ne peut leur dire que ce ne sont que des conneries, même si elle le pense profondément. 

Bref, c'est une petite fille comme beaucoup d'autres. Mais certains veulent en décider autrement. 

Ils veulent la questionner sur sa religion, ne laissant guère de place à autre chose que les trois monothéismes. Sur celle de ses parents. Sur son ethnie et celle de ses parents. Sur son sentiment d'appartenance à la France ou à la Corse ou à un autre pays. 

Cinquante pages de questions de ce genre pour Batgirl, Nino, Ghiulia, Agathe mais aussi Farid ou Karima, Sarah et David. Mais que peut on tirer des réponses d'enfants de huit ans ?

Ils affirment que c'est pour mieux connaitre la diversité culturelle. Mais pourquoi ne pas commander une étude auprès d'instituts de satistiques dont c'est le travail ? Pourquoi ne pas faire cette enquête auprès des adultes ? Pourquoi s'en prendre à des enfants ?

On sait comment ça commence, on ne sait jamais comment ça fini. J'appelle ça du fascisme.


Elle s'appelle Batgirl, elle n'a pas huit ans et elle essaie de se construire dans ce monde pour faire celui de demain. Et l'autre jour, "Comme toi" m'a touchée en plein coeur. 

vendredi 10 mars 2017

A l'heure du bilan

J'aimerais arriver et crier "Ça y est, je l'ai ! J'ai réussi !" mais j'ai peur. J'ai peur de m'être plantée. J'ai peur d'avoir espéré, en vain. J'ai peur d'être déçue.

Et en même temps, je ne peux m'empêcher d'espérer. De vouloir y croire. Je vais sûrement vite déchanter. Comment pourrais-je l'avoir réussi ? Je vais en chier quand je vais me rendre compte qu'en fait, non, je ne l'ai pas eu. Que toutes ces heures, ces jours, ces semaines, ces mois d'attente et de travail n'auront servi à rien.

J'ai peur.

J'ai la boule au ventre. Cela fait des jours qu'elle est là, qu'elle augmente. Elle prend de la place et me serre désormais la gorge. Elle s'était un peu calmée depuis mercredi midi mais là, à l'approche de l'échéance, elle revient au triple galop. J'ai les doigts et les mains qui tremblent.

Que ces jours et ces heures sont longs. Les semaines ont ressemblé à des années. Les heures à des mois. Et ces dernières minutes qui me séparent du couperet final ressemblent à s'y méprendre à des siècles, des millénaires.

Je suis dans un état de stress indescriptible. J'ai peur d'être déçue et, surtout, j'ai peur de décevoir tout le monde.


J'ai écrit ces quelques mots vendredi dernier, en attendant, pour me libérer de mes tensions, pour y mettre des mots, justement. Quelques heures plus tard, le couperet est finalement tombé. Et je n'ai effectivement pu crier à la terre entière que c'était bon, que j'avais réussi.

Mes amies ont été étonnées  que j'ai raté. Elles m'ont remonté le moral et affirmé que j'étais loin d'être bête. Et je les en remercie (mais je ne suis pas sure que mes chevilles en fassent autant).

Si je me suis éloignée ces dernières semaines, c'était pour travailler "sereinement" sur ce concours, me préparer "comme il faut". Je mets tout entre guillemets parce qu'à l'évidence, je ne me suis pas correctement préparée, je n'ai pas suffisamment travaillé. Ne me dites pas que je suis dure avec moi-même, je le pense puisque je n'ai pas réussi. Je sais que c'est un concours et que ça ne dépend pas que de moi. Je sais aussi parfaitement que ce n'est pas uniquement dû à ma note à l'oral que j'ai passé il y a quelques jours et qu'il y a une part (pour l'instant inconnue) de mon écrit de mi-novembre. Mais le fait est là : je n'ai pas réussi, j'ai raté.

Comment je vais aujourd'hui ? Mieux que vendredi. Vendredi soir, j'étais vidée, triste et en plein doutes vis-à-vis de moi-même : j'avais échoué. Je ne me sentais pas de tout recommencer, à zéro. Et puis, le pire, c'est que je ne sais pas QUAND je pourrai recommencer vu que ce concours n'a pas lieu tous les ans.

Aujourd'hui, je suis en colère d'avoir raté, là où d'autres que je connais ont réussi. Colère contre moi. Contre mes erreurs aussi.

Mais aujourd'hui, aussi, je vais mieux. Tout doucement, j'analyse et je planifie. Je ne mettrai pas des mois à m'y remettre comme je le pensais vendredi. Je vais rapidement le faire. Préparer des fiches sur un peu tout (et n'importe quoi) concernant mon métier et ceux qui m'entourent en tant que fonctionnaire. Faire des formations, aussi, pour prouver et me préparer.

Monter, tranquillement et efficacement, mon dossier de validation des acquis et de l'expérience.

Et faire un bilan de compétences, rapidement. Et voir et évaluer ce que j'ai envie de faire de ma vie professionnelle.


Parce qu'il y a ça, aussi. J'aime mon métier mais j'en ai fait le tour. Je veux progresser et prendre des responsabilités. Je veux continuer à travailler dans le domaine de l'environnement. Mais l'administration française est un carcan et la réglementation en matière d'environnement et la situation de l'emploi, dans la fonction publique, n'évoluent pas vraiment dans le bon sens. C'est un fait. Et ce n'est pas ce qu'on nous promet qui va me faire rêver et espérer de meilleurs jours.

Et puis, et puis, j'ai cette envie que je n'ose pas vraiment formuler. Cette envie d'émigration. Mais pour aller où ? Et quel emploi ? Il y a 12 ans, je me suis cassé les dents à chercher du travail dans mon domaine, dans le privé. J'ai aujourd'hui une étiquette de fonctionnaire française sur mon CV, qui voudra m'embaucher, dans le privé, à l'étranger ? En parlant de partir, j'aurais bien des idées de destination mais je me heurte, soit au problème que le pays n'est pas très environnement-compatible, soit au problème de la langue ...

Alors ? Alors, je n'en sais rien. Strictement rien.


jeudi 9 mars 2017

Soyons maîtres-se-s du changement

Ça y est, on est le 8 mars. Trois semaines que j'ai déconnecté. Trois semaines qui sont passées à une allure complètement folle. Je vous avais laissé-e-s en vous promettant de vous présenter aujourd'hui l'un de mes projets. Donc, c'est parti.

Comme vous vous en doutiez, il a trait aux droits des femmes, bien évidemment, la date du 8 mars n'était pas innocente ... Ce n'est pas dans mes habitudes, si tant est que l'on puisse considérer que j'en ai, de publier un article spécifiquement le 8 mars, sur la condition des femmes au 21 ° siècle, en France et dans le monde. J'ai la fâcheuse tendance à écrire sur le sujet quand cela me chante.

Nous devons nous pencher tous les jours sur les droits des femmes et œuvrer chaque jour que nous respirons pour que ça s'améliore. Pour que nos filles et nos fils, nos sœurs et nos frères vivent mieux. Mais il me semble quand même nécessaire que cette journée existe pour faire le bilan et rappeler à chacun-e le chemin parcouru et celui qui reste à faire.

Mon projet s'inscrit dans celui qui reste à parcourir. Il y a deux ans, j'avais organisé une action à travers le blog pour l'éducation des filles. Je pourrais en refaire autant car cette cause me tient toujours à cœur et elle a toujours autant besoin qu'on se mobilise. Mais il en est d'autres qui me prennent au tripes : leurs mères, les droits des femmes dans leur globalité. Les récentes attaques de quelques mous du cerveau à l'encontre des femmes, de leurs droits reproductifs, de leur intelligence, rappellent malheureusement que le combat est toujours et encore pour longtemps d'actualité. Et, comme disait Mme De Beauvoir :

"N'oubliez jamais qu'il suffira d'une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant."
Bref, j'ai pensé à vous proposer de contribuer à combler le vide financier provoqué par le fameux premier décret de Trump ou vous proposer de donner à une association. J'en ai longuement cherché une qui s'adresse spécifiquement aux femmes, à l'international. Deux d'entre elles ont retenu mon attention : KMG-Ethiopia et la Fondation Panzi. Je vous les présenterai toutes les deux dans quelques jours mais pour l'heure, je peux vous dire que les fonds que je collecterai grâce à mon opération iront à la première car c'est elle qui correspond le plus à mon idée de départ.



Maintenant, je vais vous dire comment participer. Je veux que la mobilisation soit la plus large possible, qu'elle touche le plus de monde possible. Or je sais que certain-e-s ne vivent pas en France, voire à l'autre bout de la Terre. D'autres sont plus proches mais n'ont pas de blog ou n'aiment pas forcément écrire sur un thème donné. Il y aura donc deux façons de participer et vous pourrez choisir.

Un Cat's Hours géant.
C'est quoi un Cat's Hours ? Un peu sur le mode de l'Apéro Cosmique pour celles et ceux qui connaissent, nous allons nous réunir pendant toute la durée de l'opération sur un thème donné et disserter dessus ... Il sera festif et joyeux et on refera le monde autour de plusieurs verres contenant les produits que l'on voudra. 

Pour participer, rien de plus simple : vous écrivez sur le thème que je vais vous proposer dans 2 minutes, vous indiquez que vous participez à cet Happy Hour et vous allez déposer la somme que vous souhaitez sur la cagnotte que je vais mettre en ligne dans quelques jours.

Donc le thème que je vous propose est le suivant :

"..., ce droit fondamental"

Oui, j'ai bien pensé à vous demander de disserter sur le monde dont vous rêvez pour demain mais je me suis dit que nous allions rester sur les droits humains et notamment des femmes. Donc, vous écrirez, de la manière que vous voulez, en ligne ou en vers, en chanson ou en image, sur le droit qui vous parait le plus important à vos yeux, ce qui vous touche le plus, au plus profond de vous.



Un Cat's Made Home.
C'est quoi un Cat's Made Home ? C'est bien simple, c'est pour celles et ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas écrire. Je vous propose de faire un peu comme il y a deux ans : vous m'achetez quelque chose et l'argent va intégralement à l'association. Pas de frais de ports. 
Qu'est ce que je vends ? Des confitures (de 2014 mais faites maison et toujours très bonnes) ou des carnets que je décorerai à la demande ou des boites pyrogravées et personnalisées.

Suite aux premiers retour, quelques précisions :

  • Vous avez jusqu'au 9 mai pour participer: je ferai un bilan le 10 mai.
  • Vous pouvez, bien évidemment, écrire ET acheter, pas de souci. Pour l'achat, il faut me contacter par mail.
  • Si vous participez au Cat's Hours, le mieux est d'écrire sur votre blog, en y ajoutant le logo que j'ai créé et mis dans l'article, ça fera connaitre le projet.
And last but not the least (z'avez vu ? Je suis bilingue), le lien vers la cagnotte :


Voilà, je crois que j'ai fait à peu près le tour de la question.
Je compte sur vous pour votre participation (vous mettez ce que vous pouvez) et pour faire tourner et toucher le plus de monde possible.

mercredi 15 février 2017

On se dit rendez-vous...

... Dans dix ans, même jour, même heure. Et on verra bien qui sera encore là. 

Non, ça fait long 10 ans. Je ne suis pas sûre de tenir 10 ans. Ou alors, si je tiens, je ne suis pas sûre de revenir... 

Alors ? 10 mois ? 10 jours ? 10 heures ? Trop long ou trop court, au choix. 

En tout cas, une chose est sûre : une pause s'impose. Il faut que je me déconnecte quelques temps, et pas seulement de mon blog mais aussi des vôtres. Vous m'en voyez désolée mais je n'ai pas le choix. C'est ainsi.

Je ne vais pas prendre le maquis ni la poudre d'escampette. Je ne pars même pas en vacances pendant tout ce temps ! Mais je déconnecte le mail, Hellocoton et facedebouc. Je dois arrêter de vous lire mais je ne peux me déconnecter de l'actualité. Honnêtement, je préfèrerais le contraire. 

J'ai trop de choses à faire. Des projets à aboutir et j'ai besoin de temps. Et malheureusement, mes journées ne font, comme les vôtres, que 24 heures. 

Alors, je vous donne rendez-vous dans trois semaines, le 8 mars pour vous présenter l'un de ces projets. 

En attendant, je vous souhaite plein de bonnes choses et vous laisse sur mon dernier Insta'Corse : encore une photo de neige (je ne m'en lasse pas !). Quand le Monte d'Oru joue avec les nuages, après la dernière "tempête".

mardi 14 février 2017

Le FN a t'il vraiment changé ?

Je ne sais pourquoi mon cerveau embrumé par les effluves du rhume a eu cette brillante idée quand j'ai repris la voiture hier soir. Mais j'ai envie de partager avec vous ma dernière réflexion ultra lumineuse en date. 

"Et si toutes les conneries de la Marion ne relevaient tout simplement pas de "l'électron libre" qu'elle semble être ?". Et si tout cela relevait d'une stratégie pleinement et mûrement réfléchie par les cadres du FN ?

En effet, alors que Marine s'évertue à essayer faire passer son parti comme un parti comme les autres, ni plus, ni moins dangereux, même pas plus réactionnaire que l'UMP (désolée, je n'arrive pas avec leur nouveau nom, c'est plus fort que moi), la Marion multiplie les déclarations toutes plus affligeantes les unes que les autres. Surtout quand elles sortent de la bouche d'une femme de même pas 30 ans... 

Bon, pour Marine, je dis bien "essaye", parce-que, quand même, elle a bien du mal. Et comme on dit : chassez le naturel, il revient au galop. Comme avec la scolarisation des enfants d'immigrés. Ou, plus récemment, avec les exactions des flics d'Aulnay.

Oui mais voilà, elle essaye de rendre son parti plus présentable que ce qu'il n'était du temps de papa ou même il y a 5 ans. Elle se présente du côté des couches populaires et même moyennes, elle se présente comme presqu'écolo et, surtout, surtout, elle se présente comme féministe. Elle nous assure désormais qu'elle est féministe (et se permet de citer Simone dans le texte), qu'elle est pour l'IVG (en promettant qu'elle ne reviendrait pas sur son remboursement), qu'elle ne financera pas QUE les mères au foyer mais aussi les pères (le fameux revenu parental)... 

Bref, le FN virerait féministe. Ou presque.

Parce-que, pendant ce temps-là, la Marion multiplie les déclarations contre l'IVG, s'en prend aux femmes et leurs erreurs, rappelle à la rescousse l'Église, la pure, la dure, la vraie. Bien réac' la merdeuse du haut de ses 27 ans qui fustige les privilèges de classe, les "élites" mais qui n'en serait certainement pas là si Papy et Tatie n'étaient pas ce qu'ils sont. Il n'y en a qu'une de députée de son âge et on ne peut pas dire qu'elle n'ait pas de nom ... 

Bref, elle a un discours bien à contre-courant du discours désormais officiel du FN.  Alors, Tatie la recadre de temps en temps, mais pas souvent, quand même. Mais pourquoi ?

Pour faire bonne figure et prouver que le FN n'est pas ça ? Pour dire que non, ils ne sont pas réac' ? Et ainsi, rassurer les quelques âmes qui hésitent encore et les convaincre de voter pour eux ? Tiens et pourquoi pas ?

Ou alors, a t'elle vraiment le champs libre ? Voire même, n'a t'elle pas consigne de débiter tout ça ? Parce-que, quand même avec sa jolie frimousse, on lui pardonne tout. Et puis, elle est jeune, elle est l'avenir. Dans la bouche de La Dondon, ça ferait très réac' mais pas dans la sienne... Et puis, il faut quand même rassurer l'électorat de base, après tout : Non, nous n'avons pas changé,  nous sommes toujours les mêmes, rassurez vous !

Ne me dites pas que le FN est un parti démocratique.  Ne me dites pas qu'au FN, on peut, comme au moins PS, contredire la parole du Maître impunément. Hors, c'est ce que la Marion fait et en ce moment, elle le fait souvent ...

Et si tout cela faisait partie intégrante de la stratégie du FN ?