dimanche 22 janvier 2017

Un battement d'aile de papillon

La semaine dernière, je suis montée à Paris pour trois jours de folie où j'ai mené la belle vie de célibataire, sans enfants. Ou presque. Parce-que en vrai, pendant que Batman et les monstres se la coulaient douce (il n'y avait pas d'école à cause d'une vague histoire de neige), j'ai surtout été en formation, à faire des journées de Ouf. Ils sont fous ces parisiens... 

Blague à part, la formation était extrêmement intéressante: les fondamentaux de l'écologie marine. Elle m'a rappelé ce que j'aimais pendant mes études: l'écologie, les liens complexes entre les différents organismes d'un écosystème. Ce n'est vraiment pas simple mais c'est passionnant. 

Comment faire pour que notre planète se porte mieux ? Sur quel levier agir ? À une époque, je disais, un peu par provocation, un peu parce-que je le pensais que le mieux pour la Terre serait que l'espèce humaine disparaisse. 

Moi, misanthrope ? Si peu, si peu.

En fait, en y réfléchissant, ce n'est pas si simple. En effet, quand on regarde un certain nombre des exemples cités pendant cette formation, même l'humain moderne des pays "industrialisés" / "développés" (je ne sais comment nous nommer) est imbriqué dans les écosystèmes et son action peut être "bénéfique" à certaines espèces.



Je vais prendre des exemples pour éclairer mon propos. 

Les algues vertes. 
Je sais, j'envoie du lourd en terme de premier exemple mais je trouve que c'est quand même super parlant ! D'autant plus parlant que, du fait de la médiatisation du problème, tout le monde les connait. Donc les algues vertes, symbole par excellence de notre monde qui part à la dérive, produit de l'élevage intensif de cochon qui a détruit le réseau hydrographique de la Bretagne, étouffe la mer.
Les algues vertes sont néanmoins fort appréciées d'une espèce d'oiseaux, les bernaches cravant, espèce protégée, qui s'en régalent lors de leur étape bretonne. À tel point que quand elles viennent à manquer ces dernières se rabattent sur les blés (source).



Les flamants roses.
On part plus au sud, sur un autre oiseau, emblématique de la Camargue, le Flamant rose. Une partie des anciens marais salants des salins du midi a été rachetée par le conservatoire du littoral. Ils abritaient la plus grande colonie de France. Par conséquent, ils ne sont plus exploités et les petits ne sont plus protégés contre les prédations. Les  renards sont assez heureux, les Flamants nettement moins.



Consommer du poisson.
Il parait que manger du poisson est bon pour la santé. Mais quel poisson déguster ? Là, il s'agit d'une question que je me pose depuis quelques temps, surtout quand je suis devant les saumons (c'est celui que je préfère): acheter du saumon d'élevage classique, du saumon d'élevage bio ou du saumon sauvage ?
J'avoue que de prime abord, je serais tentée par le dernier (malgré les prix). L'animal a eu la chance de vivre toute sa vie comme un vrai poisson, de manger comme un vrai saumon, de nager aussi, de voyager (le veinard). Cependant, acheter du saumon sauvage participe à vider lentement mais sûrement les océans.
Alors, je prends du saumon d'élevage ? Oui mais lequel ? Le bio, qui a eu des protéines animales à manger, a vécu dans des cages un peu moins étroites mais s'avèrerait finalement moins pour la santé que le conventionnel (étude 60 millions de consommateurs).

Je sais, les vegans et végétariens vont me trouver la solution: arrêter de consommer des animaux. Sauf que. Je pourrais couper court en disant que je suis omnivore. Je pourrais même développer sur les bases de notre espèce. Mais je ne le ferai pas. Je vais te parler de l'élevage.


L'élevage.
Je sens que je vais me faire aimer. D'autant plus que j'ai récemment vu passer sur des blogs qu'on allait nous expliquer en quoi l'élevage est mauvais pour la planète. Je ne suis pas une novice en matière de biologie et d'écologie donc je me doute bien des dégâts causés par l'élevage, notamment intensif, à la planète.
Mais ce n'est pas aussi simple que cela. Si on arrête de consommer de la viande, les élevages vont mourir. Il n'y aura plus les troupeaux de vaches ou de brebis qui paîtront l'été dans les alpages. Si cela se produit, les forêts gagneront sur les alpages et de nombreuses espèces végétales inféodées à ces milieux disparaîtront.


Un autre point que Batman m'a soufflé et auquel je n'avais pas pensé: l'amendement des sols pour faire pousser la partie végétale de notre alimentation. S'il n'y a plus d'élevage, il n'y a plus d'épandage des fumiers et lister. Pour faire pousser, il sera alors nécessaire d'utiliser les engrais chimiques. C'est Monsanto qui va être content...

J'en ne dis pas qu'il est indispensable de consommer 15 kilos de viande par jour, ça un. Je dis simplement qu'il faut tout prendre en compte, tout le temps et que c'est particulièrement complexe. Je pourrais continuer longtemps à donner des exemples, la liste est longue.

L'écologie est une science passionnante et complexe. J'ai aimé l'étudier et j'ai adoré m'y replonger. Par cet article, je ne dis pas qu'il ne faut pas agir pour atténuer les effets néfastes de l'homme moderne sur notre planète. Je dis juste que tout n'est pas si simple.


mercredi 18 janvier 2017

Ma came à moi

Il faut que je t'avoue une chose, un secret, presque honteux ce secret : je suis une droguée. Un jour, j'ai goûté à une drogue, je ne savais pas que ce serait une drogue dure, promis juré craché, je ne le savais pas. J'y ai goûté et depuis, je suis complètement accro !

Mais, d'abord, qu'est-ce donc qu'une drogue ? Mon ami le Larousse me répond la chose suivante :
"Chose qui grise, intoxique l'esprit ou dont on ne saurait psychologiquement se passer."

Alors, reprenons : 
  • chose qui grise ... OK pour moi
  • intoxique l'esprit ... Check
  • dont on ne saurait psychologiquement se passer ... Check, encore une fois.
Bref, je suis effectivement bien droguée.

Mon ami wikipédia me précise même qu'il existe des drogues dures et des drogues douces : le cannabis étant  considéré comme doux et l'héroïne comme dure, par exemple.

Puisqu'on en est là, je vais en profiter pour faire une petite digression et te parler de ma position vis-à-vis du cannabis. Je te préviens, je ne serai pas très originale : je considère effectivement le cannabis comme une drogue ... au même titre que l'alcool et le tabac. Je n'arrive pas à voir de différence. J'ai vu les effets du cannabis, sur des personnes que j'aimais. Et puisque c'est le jour des grandes révélations, je l'ai même testé et j'ai aimé. Tout comme l'alcool et le tabac. A t'il eu sur moi des effets dévastateurs ? Y ai-je développé une dépendance ? Non, pas plus qu'à l'alcool et au tabac. Ai-je vu des personnes abîmées par le cannabis, dépendantes ? Oui mais guère plus qu'avec l'alcool et le tabac, je me répète.


Bon, ceci étant dit, revenons-en à ma drogue à moi qui n'est aucune des trois précédemment citées. Comme je l'ai dit plus haut : un jour, j'y ai goûté et immédiatement, je suis devenue complètement accro. Un truc de fou ! C'en était au point que le jour où on m'a demandé, que dis-je, imposé un sevrage et il s'est produit un truc de malade : j'ai tenté de protester, j'ai même écrit une lettre au pape, j'ai fait des crises d'angoisse, je me suis réfugiée dans une grotte, j'ai essayé toutes les herbes possibles et inimaginables du maquis pour essayer d'atténuer les effets secondaires liés au sevrage qui m'était imposé. Mais rien n'y faisait, ce fut dur, très dur. Rien que d'en parler, j'en ai les mains qui tremblent, le cœur qui palpite.


Il s'agit d'une drogue dure. Pire que l'héroïne (enfin, là, je ne fais qu'imaginer car je n'ai jamais touché à cette dernière ...).

Il s'agit de l'Apéro Cosmique. Son dealer ? Une certaine Aileza, une petite cacahouète cosmique fort sympathique mais une vraie dealer de substances psychotropes bloguesques.

Avant, j'étais souvent la dernière à publier ma participation. J'ai hésité à le faire plus tard, le jour de mon anniv', parce que la chipie, non contente de remettre le truc sur le tapis a décidé de le faire pour l'anniversaire de son plus fidèle pilier de comptoir ... Mais en tant que droguée, je me devais de prévenir tou-te-s les petit-e-s jeunes qui ne connaissent pas la chose et qui, innocemment s'apprêtent à plonger :

L'apéro Cosmique, cette drogue dure



Non, non, non, je ne débloque pas du tout. Ceci est juste ma participation au retour des « Apéros Cosmiques » d'Aileza du blog Mes Billets Cosmiques. Le thème pour ce retour fracassant était :
"..., cette drogue dure"
 
Après, rien ne dit que je ne paierai pas une ou deux fois ma tournée pendant cet apéro ... Affaire à suivre !

lundi 16 janvier 2017

Chronique de la bêtise ordinaire

J'ai surpris une conversation. Ma mère m'avait bien dit que c'était mal d'écouter aux portes mais à ma décharge, j'étais en train de travailler et ils parlaient fort dans la salle à café, en face. Tant et si bien que, malgré ma porte fermée, j'entendais ce qu'il se disait.

Bref, j'ai surpris une bribe de la discussion. Et ça m'a bien agacée.

Une personne s'énervait d'avoir à justifier de son statut de résident pour un trajet (en avion, probablement, je n'ai pas tout entendu) et il conclut par un : 

"Tu te rends compte avec mon nom ? Devoir justifier de mon statut de résident !"

J'appelle cela de la bêtise ordinaire. Cette personne n'est pas sans ignorer qu'on peut avoir un nom bien corse et ne pas y vivre (il y a 15 mois, il était en France). Elle n'est pas sans ignorer aussi qu'on peut avoir un nom pas corse du tout et y vivre. Les tarifs résidents sont là pour permettre la continuité territoriale entre la France et la Corse, quelle que soit l'origine du voyageur, à condition qu'il vive effectivement en Corse.

Quoiqu'on en pense, la Corse est toujours française. Est-ce juste ou injuste ? Doit-on donner à la Corse son indépendance ? Là n'est pas la question. Pour l'instant, la Corse est française, c'est un fait. Et en tant que région française, elle obéit aux règles de la République française. Parmi toutes ces règles, il en est une qui dit qu'on ne peut discriminer sur la base d'un nom de famille. Ainsi, ce n'est pas parce-que ton nom de famille est corse que tu as moins besoin de justifier de ton statut de résident que moi avec mon nom pinz' ou le voisin avec son nom portugais ou arabe. C'est comme ça et ce n'est pas autrement.

Mais est-ce vraiment de la bêtise ordinaire ou devrais je le désigner comme du racisme ordinaire ? 

En tout cas, j'ai été blessée par cette remarque. La prochaine fois, je n'écouterai pas aux portes.


jeudi 12 janvier 2017

Surprise - Insta'Corse #4

Alors que la veille il faisait encore relativement doux, un vent glacé venu directement de Sibérie nous a tous congelés sur place jeudi dans la journée. La différence de température était nette. L'hiver semblait enfin arrivé ... un 5 janvier, il n'est pas encore trop tard !

Mais il faisait si froid que le samedi, nous n'osâmes pas sortir. Après une journée enfermés, le dimanche, nous primes notre courage à deux mains, nous nous équipâmes pour affronter l'air polaire et descendîmes aux Sanguinaires, à la pointe de la Parata.

L'occasion aussi de prendre en main mon tout nouveau joujou. Ainsi, à l'aller, je repérai des fleurs et me dit qu'au retour, avec les îles en fond, ce serait magnifique. Au retour, je n'oubliai pas et commençai à me préparer quand un oiseau vint s'y poser. Je ne voulus pas le déranger et le cliché préparé mentalement à l'avance céda sa place à l'instantané.



Cela se passe de commentaire. C'est la Corse. C'est la beauté de la vie et de sa spontanéité.

mercredi 11 janvier 2017

Comment font-ils ?

Je me rends compte que ça fait longtemps que je n'ai pas parlé d'école ici (presque 2 mois, dis donc !) ... Franchement, je manque à tous mes devoirs ! A l'époque, je vous avais laissé sur un Catboy qui commençait à aimer l'école ! C'en était presque inespéré vus les débuts difficiles qu'il a eus et dont j'avais donné un aperçu il y a de cela un an.

Alors, où en sommes nous en ce début 2017 ? Avec la reprise après ces "grandes" "vacances" ? Et bien, on va dire que ce n'est ni noir ni blanc ... Aller à l'école, en soi, ça ne lui pose pas de souci. A table, il se sert de ses couverts pour vérifier que nous connaissons bien les chiffres et les lettres. Ce qui lui pose désormais problème c'est, depuis quelques jours, la cantine ... A croire que lui, notre grand mangeur devant l'éternel, y a récemment été traumatisé. Son angoisse du matin est de savoir s'il va devoir manger à la cantine et si par malheur nous lui répondons "oui", il part en crise.

Mais que s'est il donc passé ?

Un phénomène que seules les cantines connaissent. Un secret transmis de longue date de préparateur de repas de cantine en préparateur de repas de cantine.


Les épinards

Oui, vous avez bien lu : ils ont osé donner des épinards à la cantine ! Enfer et damnation : des épinards !!!! On a interdit la fessée et on laisse servir des épinards en cantine ... C'est à n'y rien comprendre ! C'est un scandale, même ! Moi, je vous le dis, c'est de la maltraitance caractérisée !

Toutes les personnes normalement constituées qui ont déjà mangé des épinards à la cantine seront d'accord avec moi : il n'y a pas pire que cette chose verdâtre dans une assiette de cantine !!! Je ne dis pas que les épinards c'est mauvais, je dis juste que les épinards de cantine, c'est dégueulasse !

La preuve ? 

La preuve : Batgirl. Batgirl est une enfant désormais relativement facile à table. Quand on a le toupet de servir un plat contenant des épinards, elle en redemande : tarte, lasagnes, roulé chèvre-épinard (d'ailleurs faudra un de ces quatre que je refasse la recette de Maman ça déborde, on avait adoré) ... C'est trop bon maman, j'en reveux ! Il n'y a jamais de restes. Et bien, vendredi, on lui a posé la question, on lui a demandé comment c'était ? Ça a fusé : j'ai goûté mais je n'ai pas fini, c'était pas bon !

Comment font-ils ? Je me le demande ! Ils le font exprès, je vous le dis ... Et le pire, c'est que lundi, ils ont ré-édité leur exploit avec des brocolis. Autant dire que le soir les enfants se sont rués sur les pommes qui étaient dans la voiture. Et désormais, j'ai un Catboy traumatisé de la cantine, qui pleure dès qu'on lui dit que le midi il va y manger.


Bref, un de ces quatre, je vais écrire un plaidoyer sur les épinards, parce-qu'ils le valent bien.

Et puis s'ils osent ré-édité ce genre d'exploit, je lance une pétition pour interdire les épinards à la cantine. Et puis les choux de Bruxelles. Et puis les brocolis. Si toi aussi tu as des idées d'aliments / de plats qui peuvent être bons mais où les cantines excellent dans l'art de nous les faire détester, vas-y, balance !

lundi 9 janvier 2017

Je n'aime pas racheter

En 2016, Titine a dignement soufflé ses 15 bougies. C'est un âge respectable, je trouve et ce qui est bien avec Titine, malgré ses 15 ans, c'est qu'elle ne nous fait pas de crise d'adolescence ... Si deux énergumènes de ma connaissance pouvaient suivre son exemple ... Suivez donc mon regard ...

Bisous Batgirl et Catboy

En 2016, mon appareil photo a soufflé ses 9 bougies. C'est un âge respectable pour un si fidèle compagnon. Il est parfois capricieux mais c'est un fidèle compagnon, toujours là (ou presque) quand on a besoin de lui.

En 2016, mon téléphone d'Ajaccienne a soufflé ses 5 bougies. Il est presque aussi vieux que mon blog qui lui en a soufflé 6. Un téléphone dont tout le monde se gaussait quand je l'ai pris, en remplacement de son prédécesseur qui avait lamentablement rendu l'âme au bout d'à peine 2 ans, assouvissant un "caprice". Mais, 5 ans après, qui l'eut cru, il est toujours là, moins rutilant, un peu "usé", beaucoup cabossé, mais toujours là, vaille que vaille.

Il faut croire que j'aime les vieilleries puisque cela fait des années que je conduis la même voiture, que je prends des photos avec le même appareil, que je téléphone avec le même mobile. Il faut croire. Ou alors, je serais hostile au changement. Peut-être ?


Peut-être, en effet, que je suis hostile au changement, après tout. Peut-être en effet que j'aime bien mes petites habitudes, mes vieilleries ou que la nouveauté me fait peur. Qui sait ? Et pourtant, ce n'est pas faute, de temps en temps, d'avoir envie de me séparer de Titine pour une voiture toute neuve, pas cabossée, confortable et économe en essence. Et pourtant. Et pourtant, je ne le fais pas. Je ne le fais pas tout simplement parce que dès que l'idée me traverse l'esprit, dès que l'envie me démange, j'ai instantanément mauvaise conscience. J'ai mauvaise conscience parce-que je me dis que je cède aux sirènes de la société de consommation puisque Titine, malgré son grand âge, malgré son entretien hasardeux, ne me lâche pas. Elle continue à rouler, sans panne (juste quelques faiblesses de batteries quand il fait froid, l'hiver).

Bref, pourquoi changer quelque chose qui fonctionne encore ? Je ne sais pas faire. Et c'est mon banquier qui me fait de gros bisous.

Et pourtant, en 2016, j'ai été obligée de remplacer l'une de mes trois vieilleries. A contre-cœur, j'ai dû la remplacer par une tout neuve, toute belle. Il faut dire qu'elle ne m'a pas franchement laissé le choix. Après une épopée en Mongolie. Après l'Islande et la Norvège. Les 100 milliards de photos des enfants, sous tous les angles (ou presque). Après être tombé dans une rivière alors qu'il n'est pas étanche 6 ans auparavant. Mon appareil photo a eu le cliché de trop. Celui qu'il n'a pas pardonné. Celui qui lui a fait rendre l'âme.

Source - Je mettrai ma photo plus tard ...
Une église. Pas n'importe laquelle, la basilique de Re, au fin fond de l'Italie. En plein mois de juillet. Au milieu de nos vacances. J'avais encore au bas mot 5 000 photos à lui faire faire pour la semaine qu'il nous restait. J'ai bien essayé de lui dire des mots doux, de le secouer (ça l'avait réparé lors de sa chute dans l'eau six ans plus tôt), de le mettre au repos. Il n'a rien voulu savoir. C'était la photo de trop.

J'ai bien essayé de l'amener chez un spécialiste pour le faire réparer. Je l'aimais cet appareil photo. On m'a rit au nez : mais ma brave dame, votre appareil est un vieux tromblon, un compact en plus (traduction : une sous merde qu'on remplace tous les 2 ans), il vous en coûtera moins cher de vous en acheter un neuf, un mieux ... Bref, je me suis faite envoyer sur les roses et j'étais énervée. Énervée parce que je ne comprends pas cette société qui veut qu'on ne cherche même pas à trouver une panne et essayer de la réparer. Société du jetable. Du consommable. Tout de suite et maintenant.  Et là, je ne te parle même pas de l'obsolescence programmée. Je ne parle même pas de ces produits qui à peine sortis du magasin ont déjà leur remplaçant. 

Bref, tout ça pour dire que je vais continuer à faire comme j'ai toujours fait : remplacer quand c'est hors d'usage et pas avant. Mais que ça me fait quand même bien c*** de ne pas pouvoir réparer. Qu'on ne coure pas mais qu'on fonce vers notre perte, en accélérant pour arriver plus vite dans le mur.

Et aussi pour dire qu'à Noël, j'ai eu un bel appareil photo tout neuf qui fait de superbes photos et que vous n'avez pas fini d'en baver avec toutes mes photos !!!





vendredi 6 janvier 2017

A l'an que ven ...

... Se sian pas mai, siguen pas men !

J'ai un peu de mal à reprendre le blog cette année. En même temps, nous ne sommes que le 6 janvier et il n'y a pas de quoi s'affoler non plus ! Mais je crois que c'est dû à cette tradition qui veut que l'on recommence par souhaiter la bonne année. Et j'ai un peu de mal à souhaiter la bonne année. 

J'ai bien failli faire comme en 2015 : m'abstenir. Mais bon, je suis un peu superstitieuse, alors je m'abstiens de m'abstenir.

J'ai bien failli faire comme en 2016 : me précipiter pour tordre le cou au mauvais oeil. Mais bon, on a vu ce que ça donnait et ... je suis un chouïa superstitieuse.

J'ai bien failli faire comme Aileza et te présenter mes anti-voeux. Mais là je ferais du plagiat. Et je n'aime pas plagier. Je suis unique.

Bref. Je suis bien embêtée avec cette histoire de vœux de nouvelle année. Ce n'est pas que je ne vous souhaite pas une belle et heureuse année, et la santé, surtout, et la réussite et tout et tout. Mais en fait, c'est juste que ce n'est pas spécifique au mois de janvier. C'est un peu tout le temps.

Bref, je suis bien ennuyée.

Alors, je vais faire dans la tradition. En 2016, je le souhaitais en corse. Cette année, ce sera en provençal. Parce qu'après tout, elle est pas bête la formule provençale. Et en 2018, je respecterai la tradition familiale : vous verrez, elle n'est pas triste. Patience !

Donc : 

A l'an que ven. Se sian pas mai, siguen pas men !

(A l'an qui vient. Si nous ne sommes pas plus, que nous ne soyons pas moins).