mercredi 7 décembre 2016

Un prénom pour la vie

Je râle beaucoup, m'offusque facilement mais je suis quelqu'un d'assez réservé et il est très rare que je m'engatse directement avec les gens, surtout quand ce sont d'illustres inconnus. Et pourtant et pourtant, quand il s'agit de mes enfants, je ne réfléchis plus, toute mon éducation s'envole et je pars au quart de tour.

Il faut toujours se méfier d'une mère accompagnée de son petit. Toujours, quelle que soit l'espèce animale, y compris humaine ... Sachez-le.

C'est ainsi qu'il y a quelques années, sur la plage, j'ai eu une violente altercation avec un groupe de sombres idiots. Des imbéciles qui n'avaient rien trouvé de mieux que, depuis un long moment, de se gausser du prénom de ma fille. Mon enfant de 5 ans, qui jouait tranquillement et ne leur avait rien demandé. J'avais fini par voir rouge et j'étais partie en Live.

Depuis ce jour-là, je ne supporte plus qu'on se moque des prénoms. Rire d'un prénom, faire une liste des pires prénoms que l'on puisse donner à un enfant, je ne peux tout simplement pas. Ça me met mal à l'aise, ça m'agace, ça m'énerve, ça me choque. J'avoue qu'avant cet incident, je pouvais me moquer gentiment de certaines idées bizarres, dire que certains parents étaient inconscients. Aujourd'hui, non. J'admets que certains prénoms peuvent être étranges, que je ne les donnerais pas à un enfant mais je ne vais pas plus loin.

De quel droit se permet on de juger, de se moquer d'un prénom ?

Un prénom est patiemment choisi par les parents. Il peut être "classique", il peut être "original", il peut être "rare". On peut ne pas comprendre mais on ne peut pas juger. Parce que derrière, il y a une histoire. Parce que derrière, il y a une réflexion (parfois assez poussée comme ça a été le cas pour Catboy). Parce que derrière, il y a parfois, tout simplement, un coup de cœur.

L'autre jour encore, une personne que je connais a, devant moi, tiqué sur le prénom de Batgirl. Et alors, en quoi ça vous gène ? Ce n'est pas vous qui portez ce prénom ! Ce ne sont pas vos enfants ! Elle n'a aucun problème à l'école avec ses camarades vis-à-vis de son prénom à part que parfois, involontairement, il est très légèrement écorché. Mais c'est juste une maladresse de jeunes enfants. Batgirl a effectivement un prénom rare mais pas un prénom unique. J'ai eu l'idée de ce prénom il y a quelques années en l'entendant sur une autre enfant et j'ai simplement adoré. Depuis la naissance de Batgirl, j'ai déjà entendu parler d'autres petites filles baptisées comme elle, et ce dans un département où tout le monde connait la signification de ce prénom.

Et, sincèrement, je ne la vois pas s'appeler différemment. Aucun prénom ne lui irait aussi bien, aussi parfaitement.

Alors voilà, la prochaine fois que vous tiquerez sur un prénom. La prochaine fois que vous ricanerez sur un prénom parce qu'il vous parait étrange, rappelez vous d'une chose : un prénom, c'est pour la vie et il a forcément derrière lui une histoire que vous ne connaissez pas.

Source

lundi 5 décembre 2016

Une méditation, et ça repart

Depuis le réveil, c'était un jour "Sans". Une de ces journées où on n'a envie de rien, du tout. Pas envie de faire cette journée, justement. Pas envie de sortir du bain. Pas envie d'aller à la Sant'Andria l'après midi. Mais quelle idée de leur avoir laissé le choix ? Le choix entre aller au cinéma voir le dernier Disney et se rendre à la Sant'Andria ... Je voulais me faire un cinéma avec eux, régresser à fond devant le Disney de Noël.

Pas envie non plus d'aller à la formation du lundi et du mardi. Mais quelle idée de s'être inscrite à cette formation ? D'autant plus que depuis deux jours, j'avais confirmation que l'un des deux concours était foiré, en plein.

Bref, pas d'envie. Aucune. Même me trainer lamentablement comme une vieille loque ne me tentait pas. Pourtant, je sentais que je devais me bouger, me motiver, sinon le reste de la journée allait être catastrophique. Vers midi, j'ai fait habiller Catboy et je me suis secouée.

Je me suis enfermée dans ma chambre, je me suis assise, j'ai respiré un coup et suis partie pour un petit quart d'heure de méditation guidée. Je me suis laissée entrainer, malgré les échos des jeux des mômes. Malgré mon questionnement sur ma pratique : est-ce vraiment de la méditation que je pratique ou juste de la relaxation ? Je suis guidée par une appli qui se dit de méditation mais le doute persiste, surtout depuis que j'ai lu un article disant que nous étions plus proches de la relaxation que de la méditation.

Mais je m'égare. J'ai "médité". Je me suis penchée sur ma respiration. J'ai suivi ma respiration. Et petit à petit, j'ai senti les nerfs lâcher. Au bout d'un moment, j'avais une sensation de bien-être, presque de planer. Douce sensation.

Puis, lentement, j'ai rouvert les yeux et j'ai enfin commencé ma journée. Apaisée et surtout décidée à faire ce que j'avais à faire. Je n'étais plus "Sans". Je ne me trainais plus.

Je ne sais pas si je médite comme il faut. Ne me parlez pas de livres ou d'aller voir quelqu'un qui m'aide à développer ma pratique, trop peur du charlatan. Je sais seulement que quand je médite, je vais bien, je me traine moins et suis plus opérationnelle. La preuve en a encore une fois été faite ce dimanche, alors que cela faisait plus de dix jours que je n'avais rien fait.



mercredi 30 novembre 2016

Parenthèse parisienne

Cette histoire a commencé un jour de novembre 2015 quand, après avoir expliqué Charlie à une enfant de cinq ans et demi, après avoir expliqué à une enfant de six ans et demi pourquoi une femme était suspendue dans le vide et appelait au secours, j'ai dû lui dire que non, deux mois plus tôt, je n'avais pas enjambé des cadavres à tous les coins de rue dans Paris. L'état d'urgence battait son plein et je n'avais pas peur par contre, j'avais de la peine pour mon enfant qui avait une image pitoyable de Paris. J'ai voulu monter, monter pour lui montrer que Paris, ce ne sont pas les attentats. 

Paris n'est pas une ville en guerre. Paris est belle en décembre quand elle prépare Noël.

Mais mon banquier a opposé son véto à cette envie de terrasse parisienne. Alors j'ai pesté plus ou moins fortement et je me suis résignée. De toutes façons, ce n'était que partie remise : j'attendrai l'occasion et je monterai avec ma fille.

Et l'occasion s'est présentée sous forme d'une réunion de travail, un lundi. J'ai alors proposé à Batman un week-end en tête à tête avec son fils, il a accepté avec joie. J'ai proposé à Batgirl un week-end filles à Paris ; elle a réfléchi puis elle a accepté. Elle a attendu (plus ou moins) patiemment. J'ai "organisé" notre week-end.

Elle s'est interrogée sur la langue parlée dans cet étrange pays : parlaient-ils comme nous ?

Le 20 novembre 2016, un nouveau réseau terroriste était démantelé. Le 23, ô joie, on apprenait qu'il visait entre autres les Champs-Élysées. Le 24, la Corse du Nord était sous les eaux et comme tout le monde sait pertinemment que ce ne sont que des sauvages, on craignait qu'ils nous envoient leur tempête le lendemain. Mais, finalement, ce sont des gens civilisés. Le 25 novembre, après une nuit d'insomnie à guetter le réveil, nous avons embarqué dans le premier avion et nous avons décollé pour Paris.




Nous avons visité la cité des sciences et de l'industrie, vu un film à la Géode. Nous avons découvert l'homme, son évolution, la génétique au musée de l'homme. Elles ont joué devant la tour Eiffel. Nous avons vu les grandes vitrines et les illuminations sur les Champs-Élysées.

Elle a découvert Paris et s'est faite une amie. Elle a aimé Paris. Elle a remarqué que tout le monde ne parlait pas la même langue que nous.


J'ai pu voir des amies et j'ai revu Paris. Paris, sous un angle que je ne connaissais pas. Paris post-attentats avec ses vigiles à l'entrée des musées et des centres commerciaux. Paris et ses gendarmes et militaires qui patrouillent. Paris et ces sourcils qui se froncent quand la voix dans le micro est différente. Mais aussi Paris qui vit normalement. Paris, avec une enfant de sept ans qui ne connait pas la ville, ses us et coutumes.

J'ai découvert une facette de moi que je ne connaissais pas, et pour cause. Se promener, ou tout simplement aller d'un point à un autre, dans une grande ville avec une enfant, c'est un sport que j'ignorais. Je me pensais être une mère cool. Je ne le suis pas tant que ça. Serrer la main de son enfant pour ne pas l'égarer dans la foule. Le chercher désespérément des yeux quand on a osé lui lâcher la main dans une foule dense. Constater que certaines fois, on ne les voit pas beaucoup les forces de l'ordre, quand même. Mais aussi confier son enfant à des hôtesses dans un aéroport parisien et attendre, la boule au ventre, pendant des siècles, que son père appelle pour dire qu'elle est bien arrivée à bon port, saine et sauve.

On m'a dit que tout ça était beaucoup plus dur pour nous que pour nos enfants parce que eux, ils ne connaissent que la vie post-attentat. C'est leur vie, point barre. Et constater que, même si on a du mal par moment, c'est notre vie aussi. Peur ? Non. Mais réaliste et résignée. Je me suis pliée à tous les contrôles comme si cela était normal. Comme si cela faisait partie de mon quotidien.

Bref, j'ai revu Paris. Ce fut un week-end dense. J'y suis restée quatre jours, beaucoup trop courts à mon goût. 


jeudi 24 novembre 2016

Au ralenti, je tourne

Je ne suis pas très présente en ce moment. Je m'en excuse (ou pas, d'ailleurs, après tout) mais j'ai un peu de mal à écrire. La fatigue et la grisaille de novembre qui me touchent en plein cœur, sûrement.

Pourtant, les sujets et idées ne manquent pas mais ces dernières disparaissent aussi vite qu'elles ne viennent, surtout quand je me cale devant un ordinateur pour écrire quelques mots.
 
 
Je n'ai pas réussi à m'offusquer de l'élection de Donald. J'en suis navrée. C'est quand même dommage. Mais celle qui nous attend est tellement réjouissante que les États-Unis me semblent à des années lumière de chez nous. Et ma "bonne" résolution de ne pas voter fond, comme neige au soleil ... y compris pour la mascarade en cours. Il faut dire que le fion m'est encore plus insupportable que son concurrent. Son projet pour la France est à vomir. Je lui préfère encore la dondon, c'est dire. Mais je m'égare.

Non, franchement mais que faire ? Baisser les bras et attendre que ça s'écroule ? Continuer à participer à la mascarade ? Ou se secouer et faire bouger les choses ? Mais comment faire ? Comment faire quand on se sent seule et isolée ? Que la pensée dominante est vers toujours plus de "libéralisme", plus de racisme, plus de sectarisme, d'individualisme ?
 
Je crois que j'avais aussi envie de m'exprimer sur l'écologie. Mais pareil, les idées se sont envolées, tel un vol d'étourneau.

Par contre, à la sortie de chez mon dernier ami en date (celui de toutes les femmes), j'ai eu la moutarde qui m'est montée au nez. J'en parlerai sûrement prochainement, à condition de me noter sur un carnet tous les éléments de langage comme on dit si bien dans l'administration ...

Et les enfants ? J'ai tellement à dire sur eux mais je suis coincée. Je n'ai pas envie de tourner au "blog maman" (ouch, le gros mot !). C'est un peu la facilité de parler des enfants, je trouve, c'est un peu botter en touche. Et pourtant, il y en a à dire. Rassurez-vous : ils vont bien et l'ambiance à la maison s'est apaisée. On peut faire un petit résumé rapide, si vous voulez.

Pour commencer (droit d'ainesse oblige) : Batgirl. Elle est fidèle à elle-même, un amour de petite fille. Comme je l'évoquais en commentaire récemment, elle est tout le temps dehors (à moins qu'il ne pleuve), à jouer. Seule fille au milieu d'une bande de mecs. La crème de la crème. Tous fils de natios pur sucre. Comme quoi, les gosses n'en ont strictement rien à carrer de nos histoires d'adultes ! Si seulement ça pouvait leur rester dans leur vie future. Hier, elle m'a fichu une peur bleue, quand même : après avoir parfaitement traversé plusieurs rues et bien commencé la traversée de la principale, elle s'est mise à courir ... au moment où le bus, arrêté juste avant le passage piéton, a redémarré. 
J'ai crié. J'irai me repentir auprès des icônes de la bienveillance. Mais j'ai eu si peur.

Pour continuer : Catboy. Il nous épuise de petites phrases, les trésors des mômes de quatre ans. Toutes plus hilarantes les unes que les autres. Ses crises se sont espacées, calmées et ressemblent désormais à un mauvais souvenir. Et, depuis quelques jours (ça date de dimanche, donc c'est vraiment récent), il accepte même de sortir de nos pattes et même de la maison. Il s'est même décidé à faire du vélo et a par la même occasion joué à "tête dure" contre le goudron de la stretta. A priori, ce n'est pas la tête qui a gagné au vu des égratignures dont il a héritées ... Mais tout va bien et on n'a pas eu besoin de l'emmener aux urgences ! Il continue même à faire du vélo.
Je continue avec lui, la cerise sur le gâteau : il se met à aimer l'école !!! Oui, vous avez bien lu : il aime désormais l'école !!!!!!!!!!!! Mais ça, je crois, que ça vaut un article entier 😤

Autre chose dans "ma vie de mère" qui vaudrait son article à lui tout seul : il paraitrait que je suis une bonne mère (et ce ne sont pas mes mômes qui le disent) ... J'en ris mais je n'en reviens pas quand même. Il paraitrait aussi que professionnellement parlant, je vaudrais quelque chose, y compris à l'étranger ! Ne rigolez pas mais ayant eu une carrière exclusivement dans l'administration française et m'étant ramassée comme il faut avec le privé pendant ma brève recherche d'emploi, j'ai plutôt tendance à être convaincue du contraire. Mais, ça fait deux fois qu'on me le dit en moins d'un mois : il faut que j'ai confiance en moi parce que j'ai une expérience riche (malgré tout). 
 
En parlant d'étranger, on ne se moque pas mais je suis de nouveau prise d'envie d'émigration (et pas uniquement à cause du contexte politico-merdique actuel). Mais là où ça se corse, c'est qu'après avoir rêvé pendant des années de sud, de pays chauds, de soleil tout le temps, aujourd'hui, je regarde vers ... le nord et plus particulièrement les pays scandinaves. J'ai dit : on ne rigole pas !!! Faut juste parler la langue et trouver un emploi aussi. 
 
Bref, du grand guignol. Mais bon, d'ici quelques mois, nous pourrons demander l'asile politique.

Voilà, c'est à peu près tout. Rien de bien passionnant. Je reviens très vite avec des articles plus travaillés et qui partent moins dans tous les sens. Les coups de gueule me manquent, même si je n'ai pas envie de faire que ça.


mardi 22 novembre 2016

En 2016, je creuse le trou de la sécu

Cette année, je fais chauffer la carte vitale comme d'autres font chauffer la carte bleue. Ce sont ma sécurité sociale et ma mutuelle qui ne sont pas ravies.

Je ne l'ai jamais autant faite chauffer que cette année. Même quand j'attendais Catboy et que Batgirl n'avait encore que trois ans. Même quand Batgirl était à la crèche, y compris sa première année, malgré des visites hebdomadaires chez le toubib pendant l'hiver, je n'ai jamais autant fait chauffer ma carte vitale.


J'aurais peut être dû m'abstenir au mois de janvier de dire que quand on est mère, on sait pourquoi on cotise à la Sécu et on a une mutuelle. A priori, ça m'a grave porté la poisse !

Cette année (et elle n'est pas encore finie), les enfants et moi, nous sommes passés plusieurs fois chez des médecins, entre radiologues, orthopédistes, orthoptiste, ophtalmologue et pédiatre. Et même le généraliste en a vu au moins un de nous trois ...

Alors, pour compléter ce magnifique tableau, pourquoi pas aller rendre visite à un ami de beaucoup de femmes ? Le si bien nommé gynécologue ... Et plutôt deux fois qu'une tant qu'on y est ! Pourquoi faire les choses à moitié ?

Ben oui, non contente d'avoir réparé un bras, deux petites paires d'yeux, il fallait bien aller voir ce vieil ami que je n'avais pas vu depuis fort longtemps ... Quoique, quatre ans, ce n'est pas si long que ça et je me serais volontiers abstenue de le voir encore quelques années.

Oui mais la vie est ce qu'elle est. Et on ne décide pas toujours tout ni comment on la mène. 

Je n'avais en effet nullement décidé début octobre de me séparer de mon stérilet, après plusieurs années de bons et loyaux services. Non, ce n'était absolument pas volontaire, vraiment pas prémédité. Il parait même que ce genre de mésaventure est relativement rare. Rare ne veut pas dire que ça n'arrive jamais non plus ! La preuve ...

J'ai beau avoir quelques kilos à perdre, je n'avais pas spécialement envie d'une grosse gastro de près de deux mois : j'ai déjà donné à deux reprises dans ce genre de régime et je ne sais pourquoi, ça ne me fait pas rêver. En plus, dans un mois c'est noël et j'ai envie d'en profiter ! Bref, pour toutes ces raisons, et bien d'autres, j'ai bien dû rendre visite à ce vieil ami qui m'a aimablement conviée à revenir de temps en temps.

Bon, et maintenant, il faut bien conclure cet article. Alors, à un mois et demi de la nouvelle année, je formulerais bien un souhait : ne pas remettre les pieds chez un toubib en 2017 ! Et qu'on lance enfin la recherche sur la contraception masculine.


jeudi 17 novembre 2016

Coup de sirocco - Insta'Corse #3

En cette fin octobre, l'atmosphère est chaude, étrangement calme. Un épais brouillard de sable s'est installé sur la Corse. A travers ce smog, on distingue à peine le relief, le soleil a tant de mal à nous éclairer.

Quelle étrange ambiance, si paradoxalement calme.

Le sirocco est là, bien installé.


lundi 14 novembre 2016

Le vieil homme - Instantané pluriel #2

C'était un bien triste matin d'octobre, un de ceux qu'on oublie difficilement.

En allant chercher mon eau pour me faire un thé, j'ai croisé son regard à travers la vitre. L'immuable regard d'un vieil homme posé sur notre monde.

L'espace d'une seconde, j'ai croisé le regard d'un autre vieil homme, disparu la veille.

Ce mois-ci, Marie Kléber nous proposait le thème "Reflets" pour ses Instantanés pluriels de novembre :
"Arrêt sur image, le temps se suspend. Le cliché surprend. Vous vous regardez ou vous regardez le monde.Vous surprenez un REFLET – le vôtre ou celui d’un objet, d’un instant.