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Affichage des articles du juin, 2016

Tout ce qui me fait

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Je ne compte pas les dodos (et il ne vaut mieux pas vu que ceux-ci sont relativement agités depuis quelques nuits) mais les vacances tardent à arriver. Et comme souvent dans ces cas-là, le blog "en pâtit" : j'aurais bien envie de le maintenir à flot mais je n'en ai pas l'énergie ni les idées ... 
Mais aujourd'hui, je suis tombée sur cet article de la fille de l'encre et il m'a donné une idée. Livrer un peu de moi, de mon passé. Parce que je ne suis de nulle part mais un peu de tous ces endroits où j'ai vécu. 
Je suis fille de militaire mais au final, pour une famille de militaires, nous n'avons pas beaucoup bougé. Allez, c'est parti !
Vélizy - Villacoublay Mes premières années. Les souvenirs s'apparentent ici plus à des sensations, de vagues images. Mon père m'amenant sur le guidon du vélo au bus, un spectacle de danse, une route à traverser. Comme je le dis, rien de bien précis, juste des sensations.


Nouméa Nous n'y sommes rest…

Enfin l'été !

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Un moins 15°C, par temps sec, est tout à fait supportable.
Se réveiller, de bonne heure, au gazouillis des oiseaux.
Enfiler une robe, la plus légère possible. Et dénuder les bras, les jambes, le dos.  Revenir aux bonnes vieilles sandales qui n'ont qu'une seule utilité : ne pas avoir mal aux pieds en marchant dehors.
Et le soleil qui brille, impitoyable, dans un ciel bleu débarrassé de toute trace de nuage.
Le soleil qui caresse la peau doucement satinée.
Et la chaleur, enfin au rendez-vous. Encore simple caresse, on la sent couler sur soi. Le long de la nuque, le long du corps, le long des jambes. C'est un délice.
L'Orezza a retrouvé le chemin des tables. Elle accompagnera à merveille salades, tartares de poissons et grillades. Les vacances se font languir. Les journées sont longues. Le soir, on profite de la terrasse, tard.
Et cette nuit, on dormira fenêtres ouvertes pour faire entrer la fraicheur.
Certains craignent la chaleur. Je l'accueille avec joie, avec sati…

Emue - Être mère #63

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Être mère, c'est être émue ...

Ce jour-là, Catboy chantait. Enfin, quand je dis "chantait", c'est un bien grand mot. Il déclamait le plus fort possible, et en boucle, une phrase extraite d'une chanson qu'il apprend actuellement à l'école :
"On écrit sur les murs à l'encre de graffitis !!!"
Tu n'y comprends rien ? Ça ne veut rien ? C'est pas grave ! Pour Catboy, c'est clair, net et précis. C'est sa façon à lui de chanter : prendre quelques paroles d'une chanson, les mélanger, en faire une phrase sans queue ni tête, et te la hurler en boucle ... On y a eu droit, pendant des mois, avec Dumane natale ... Là, en ce moment, c'est "On écrit sur les murs à l'encre de graffitis !!!".
Ca ne veut rien dire et ça fait mal aux oreilles. D'autant plus mal que Batgirl apprend également la chanson, qu'elle en connait les paroles et veut lui faire dire comme il faut. Batgirl n'a aucune patience ni pédagogie. …

Ce cher Olaf - Être mère #62

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Être mère (ou père, pas de jaloux), c'est donner des coups de boule à Olaf... 

La semaine dernière, Batgirl fêtait, non sans mal, ses sept ans. On ne peut dire que les semaines qui ont précédé cet anniversaire aient été de tout repos: la miss "angoissait" à cette idée, ça ne la réjouissait pas franchement cet anniversaire. Tout ça à cause d'une vague histoire d'âge de raison.
Ça se saurait si 7 ans était l'âge de raison. 10 ans, pourquoi pas mais pas 7 ! Il a donc fallu la rassurer. Puis la perspective de souffler les bougies, du gâteau coccinelle, du cadeau, de la fête avec les copains ont fait le reste du travail. Finalement, elle était contente et impatiente, tant et si bien que si on pouvait dormir jusqu'à 6h15, on pouvait estimer avoir fait la grasse matinée... 
Bref, tout ça pour dire que samedi, on a invité les copains et copines. On avait décidé de faire ça à la maison et donc de limiter à 5 - 6 maximum, sachant qu'un certain nombre de parents…

Un véritable conte de fées

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Ne te fie pas à l'intro pourrie ... Cela fait quelques temps déjà que je me traîne ce livre comme un "boulet". Que je dois vous en parler mais que je ne trouve ni le temps ni l'opportunité. Mais aujourd'hui est un bon jour pour cela, il me semble.
Batgirl et Catboy sont des enfants pourris-gâtés privilégiés qui ont une bibliothèque rien que pour eux, entre leurs deux chambres. Régulièrement, l'animal est alimenté de livres dénichés sur Internet ou dans un magasin. Il faudrait d'ailleurs qu'un de ces quatre matins, je m'attèle au dégraissage de l'animal pour éradiquer des livres manifestement non adaptés à leur âge (Vade Retro Tchoupi !!!).
Mais, trêve de bavardages, ce n'est pas de cela que je voulais parler aujourd'hui. Non, je voulais parler d'un petit bijou que j'adore et déniché dans une boutique souvenir d'un château franc-comtois l'été dernier. Un livre de princesse. Le premier livre de princesse que j'ai ache…

Replonger dans le passé - Être mère #61

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Être mère, c'est se souvenir.
Et tous les ans, à la même période, se replonger dans le passé, se souvenir de ces quelques jours, les revivre. Cela commence pour la fête des mères, impatiente qu'elle est de m'offrir son cadeau, ça prend de l'ampleur le 31 mai et cela continue pendant une semaine, jusqu'au jour J.
Se souvenir qu'elle aurait dû naitre le 31 mai. Cela aurait dû être sa date d'anniversaire. Se souvenir qu'on a été crapahuter, escalader des rochers.
Se souvenir que c'était un magnifique mois de juin en Provence. Le soleil était au rendez-vous. La chaleur pointait le bout de son nez.
Et ce repas au partage des eaux à l'Ile sur la Sorgues. On avait déjà passé la date fatidique.
Le ménage, avec l'appareil à vapeur, par 30°C à l'ombre, je m'en souviens aussi. Cueillir et se gaver de cerises, il parait que ça avait permis à la mémé d'accoucher du paternel, alors je ne m'en étais pas privée. Je m'en souviens égalemen…

A toi mon amie

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Bien souvent, je ne connais ni ta voix ni ton visage, parfois même pas ton prénom, juste un pseudo, lancé aux vents d'Internet. Je connais si peu de choses de toi et en même temps, tu fais partie de ma vie, je te compte parmi mes ami-e-s.
Toutes ces années de blog m'auront apporté, à défaut de gloire et de beurre dans les épinards, des amies. Des personnes qui, sans ce blog, n'auraient jamais croisé mon chemin. Pour quelques unes, celles des premières heures, celles qui se sont lancées en même temps que moi, on se croise désormais tous les jours, sur facebook, à défaut de se voir en chair et en os. Très rares sont celles avec qui j'ai franchi le pas du visuel.
L'éloignement, tu comprends. Paris, Perpignan, Lauvargais, Ajaccio. Ce n'est pas vraiment la porte à côté. Mais il en est de même pour mes amies que j'ai connues avant mon expatriation. Facebook, les mails sont là.
Mon amie, je ne connais ni ta voix ni ton visage mais sache que je pense à toi. Je veux…

La vague

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On ne peut pas vraiment dire qu'on l'attend, surtout pas avec impatience. Mais on sait qu'un jour, tôt ou tard, elle arrivera. Inéluctable, implacable, impitoyable. Elle déferlera sur nos vies, sur nos biens, sur nos cœurs. Elle passera et après, il faudra reconstruire, réparer, panser.
La crue. On en entend parler, à la télé, dans les journaux. Aujourd'hui, elle est loin. Demain, elle sera à nos portes, sur nos routes, dans nos champs et dans nos villes.

J'ai déjà connu des crues, pour de vrai. Pas des crues de la Seine. Je ne sais pas ce qu'est un fleuve de plaine qui monte lentement, doucement mais sûrement, qui noie pour des jours, voire des semaines, comme dans la Somme au début des années 2000. Non, mes crues sont brutales, sont violentes. Une vague, un tsunami qui anéantit tout.
Je me souviens de 1992, de Vaison la Romaine. Nous ne vivions pas loin à l'époque. Je me souviens de ce jour d'octobre, des couloirs du collège noirs en pleine journée, …